Le QiGong, une aventure intérieure

Dans cet article, je vous raconte comment le QiGong fut une aventure intérieure : de la découverte de cet art énergétique suite à une blessure au dos, à la pratique en Belgique puis en Asie, jusqu’à enseigner le QiGong.

Le QiGong, une aventure intérieure : de la découverte à l’enseignement

C’est l’histoire d’un mal de dos, qui s’éternise et que rien ne soulage.

En ce temps-là, je portais une ceinture lombaire et je comptais les distances que je pouvais faire à pied sans trop me fatiguer, ou avoir mal. J’avais essayé quantité d’approches médicales et paramédicales, sans que la petite douleur lancinante dans le bas de mon dos, ne disparaisse.

Mon premier stage de QiGong

Le hasard d’une rencontre m’a amenée à suivre un premier stage de QiGong. Je n’avais pas la moindre idée de ce que c’était, mais je savais intérieurement qu’il fallait que j’y aille. A l’époque, je ne pouvais rester debout plus de quelques minutes sans être fatiguée. Et pourtant, j’ai suivi tout un stage de QiGong, dans différentes postures et mouvements, sans éprouver la moindre douleur.

Un mouvement de QiGong

Apprendre cet art énergétique

Quelques semaines après, je déménageais en Belgique pour habiter la ville de Mons, non loin de La Louvière où j’allais travailler pour la société Dragone. J’ai découvert un centre de QiGong à Bruxelles et ce fut le coup de cœur immédiat.

J’ai directement commencé à suivre une formation professionnelle en QiGong. J’habitais loin et l’option « cours hebdomadaire » n’était pas envisageable. Le temps d’un stage sur un week-end me permettait de plonger directement dans l’apprentissage de cet art énergétique. Je prenais le train très tôt, la gare était encore jonchée de canettes de bière vides, reliquats des fêtes de la veille et 2 heures après, j’étais à Bruxelles, au Life Care Center.

Découvrir le Qigong de la femme

Le premier QiGong que j’ai appris m’a remis en lien avec mon bassin. C’était le QiGong de la femme. J’ai découvert des parties de mon corps figées, comme absentes, pour les remettre en lien et en mouvement.

Progressivement mon mal de dos s’est estompé jusqu’à disparaître totalement. Je me suis sentie plus en vie, plus joyeuse aussi. Pratiquer le QiGong, cet art énergétique interne, a remis en circulation l’énergie à l’intérieur des tissus et des fascias et permis à des tensions profondes de se dénouer.

Le Qigong : un art énergétique

Partir en Asie

Au sein de ma mission comme scénographe chez Dragone, il y avait un départ prévu en Asie, à Macau. J’ai saisi cette chance pour me rapprocher là-bas de l’association de Health QiGong.

Partir en Chine faire du QiGong

Pratiquer le QiGong dans les parcs

Avant d’aller travailler, je prenais un petit bus pour traverser toute l’île de Macau et me retrouver dans un parc à l’endroit où mes copines de QiGong pratiquaient.

Faire du Qigong dans les parcs, à Macau, en Chine

J’ai adoré ces moments très tôt le matin ou l’on se retrouvait, au sein de tout un tas de personnes de tous âges et de tous milieux, pour pratiquer ensemble un QiGong. Ensuite, le petit-déjeuner rituel qui suivait, était aussi un de mes moments favoris, toujours dans un café avec une grande tablée. J’avais une amie chinoise qui parlait très bien anglais et faisait le lien avec les autres.

Le petit déjeuner après une pratique de Qigong dans les parcs, à Macau, en Chine
Mes copines de QiGong à Macau, En Chine

Les querelles de chapelle

J’ai retrouvé en Chine, exactement comme en Belgique, ou comme après en France, les mêmes querelles de chapelle. En assistant à des débats très passionnés d’enseignants autour d’une simple position de main dans un mouvement, j’ai compris que je n’étais pas intéressée par un travail de lignée dans la pratique du QiGong, mais par la conscience du corps.

Comment se découvrir au travers de son corps en mouvement. Sentir ce qui bouge ou ce qui bouge moins, car emprisonné par des tensions physiques, émotionnelles et psychiques.

Ce que j’aime dans le Qigong

Relier le corps et l’esprit

Au travers d’un mouvement de QiGong, ce qui m’intéresse est le soin du corps et aussi le soin de l’âme et des émotions.

Dans un mouvement de QiGong, il y a tout autant un aspect très concret (que qualifierai d’ostéopathie en mouvement), qu’une dimension profondément spirituelle, qui relie l’être humain à son environnement extérieur et à ce qui est plus vaste autour de lui, la terre, le ciel, les éléments.

Pratiquer le QiGong dans la nature

Dans ce cas-là, le QiGong devient une danse avec le Ciel et la Terre, où l’on ressent l’énergie circuler dans le corps et s’exprimer au sein du mouvement. Je précise que les ressentis énergétiques n’ont strictement rien de magique, il ne faut pas être particulièrement doué. Sentir l’énergie dans son corps, est une question d’écoute et d’entraînement.

Approfondir la pratique de cet art énergétique

Le fantasme de la relation Maître-élève

À la fin de cette année à Macau, j’ai eu l’élan de suivre l’enseignement d’un Maître de QiGong pendant quelques mois pour approfondir ma pratique du QiGong avant de l’enseigner. Là-dedans, j’avais besoin de me sentir légitime et d’être « super forte » en QiGong. J’ai tout organisé pour aller quelques mois à l’université de sport de Beijing.

Apprendre le Qigong à Beijing

Il ne faut pas oublier que Beijing a la taille de la Belgique. Et oui, c’est grand ! Même en tant que parisienne aguerrie, tous mes points de repères ont explosé. Quand je sortais de mon petit appartement en haut du 13e étage, de la septième tour du quartier, pour rejoindre la route, il me fallait 20 minutes. Et cette petite route pour Beijing, était l’équivalent du périphérique à quatre voies.

Je crois que j’ai tout détesté dans cette ville. La pollution, la sur-stimulation auditive, la foule, l’impossibilité de se déplacer simplement, l’énorme difficulté de communication avec les chinois (malgré les cours de mandarin que je prenais tous les matins). Ce qui m’a déçue le plus, était mes cours de QiGong. J’étais assez loin du rêve imaginé.

L’hôpital de Beijing

Au bout de 15 jours, j’ai fait une crise d’appendicite aiguë qui m’a amené aux urgences de l’hôpital international. Je me souviens du médecin me disant : « la mauvaise nouvelle est que l’ennemi est sorti de son char. La bonne nouvelle est qu’il est sur une seule colline ». Je n’avais pas fait encore de Médecine Traditionnelle Chinoise et je ne savais pas qu’il était de bon ton, avant de donner un diagnostic plus classique, de faire référence au Huangdi Neijing (le classique interne de l’Empereur Jaune). Le médecin a ajouté : « On ne peut pas vous opérer, car l’inflammation est trop importante et cela ne servira à rien. Donc, on va vous donner un traitement. De votre côté, vous aller jeûner, méditer et respirer. »

Vivre l’ambiance des urgences

J’étais dans la salle des urgences. Cinq lits, dont un seul était automatisé. En face de moi, il y avait un vieux monsieur en train de mourir. Sa femme sur un matelas à ses côtés toute la journée, pour s’occuper de lui. À côté de moi une femme qui se lamentait sans cesse, sauf le soir quand sa famille venait la retrouver. Ils se glissaient, presque une dizaine, dans son espace entre les rideaux tirés et il y avait de la vie. Dans les autres lit, j’ai vu une succession de personnes défiler. Dans la semaine que j’ai passée aux urgences, j’ai assisté à des scènes totalement surréalistes.

Le Maître est en soi

Une prise de conscience

Sur mon lit d’hôpital un jour, j’ai compris que je cherchais un maître à l’extérieur alors qu’en fait il était à l’intérieur de moi. De cette prise de conscience, j’ai décidé de quitter la Chine et Beijing pour rentrer en France.

J’ai compris que je pouvais enseigner le QiGong à partir de ce que j’étais, en allant transmettre comment je vivais et ressentais le mouvement de l’intérieur. La question de la légitimité ne se posait plus.

Je ne suis pas un grand Maître de QiGong. Mon corps n’est pas assez souple pour telle ou telle position. Le pouce n’est peut-être pas placé strictement au bon endroit, mais le mouvement de QiGong est « juste » parce qu’il est porté par une connaissance qui vient des profondeurs.

Transmettre ma passion pour le QiGong

Entre le QiGong et moi, c’est une histoire d’amour. La pratique de cet art énergétique me nourrit profondément.

Aujourd’hui, j’ai à cœur de partager cette passion pour le QiGong avec toutes les personnes que j’ai la chance de rencontrer dans mes cours.

Alors, amis du QiGong, bienvenue à un cours de QiGong, un stage de QiGong ou à une retraite de QiGong et conscience du corps. Vous allez découvrir au travers de mouvements, des liens avec vous-même, corps et esprit.

Merci !

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