Conseil de Sagesse pour se libérer de ses peurs et traverser la tempête.

Extrait d’un livre de Thich Nhat Hanh

Thich Nhat Hanh est un moine bouddhiste vietnamien qui a fondé le Village des Pruniers en Dordogne.
Né en 1926, au Vietnam, Thich Nhat Hanh est ordonné moine bouddhiste à 16 ans. Il s’engage très rapidement dans le domaine éducatif et social.
En 1967, Martin Luther King propose sa candidature au prix Nobel pour la paix.
En 1973, en raison de ses prises de position publique liée à son engagement en faveur de la paix au Vietnam, il se voit refuser l’autorisation de retourner dans son pays. Il part pour la France où il s’installe en Gironde.
En 1982, Thich Nhat Hanh crée le village des Pruniers, où il enseigne la pleine conscience dans le cadre de retraite à des milliers de personnes venues du monde entier.
Depuis lors, il n’a de cesse d’enseigner le bouddhisme, par la publication d’ouvrages. 

Comment se libérer de ses peurs ?

Connaître la peur derrière la joie

Nous connaissons dans notre vie des moments merveilleux et des moments difficiles. Mais pour beaucoup d’entre nous, même lorsque nous sommes très joyeux, il y a de la peur derrière notre joie. Nous craignons que ce moment prenne fin, nous redoutons de ne pas avoir ce dont nous avons besoin, de perdre ce que nous aimons, de ne pas être en sécurité. Souvent, notre plus grande peur est de savoir qu’un jour notre corps va cesser de fonctionner. Alors, même si nous sommes entourés de toutes les conditions du bonheur, notre joie n’est pas complète.

Nous pensons que, pour être plus heureux, nous devons repousser ou ignorer notre peur. Nous ne nous sentons pas à l’aise lorsque nous pensons aux choses qui nous effraient, alors nous repoussons notre peur. « Oh non, je ne veux plus y penser. »

Nous essayons d’ignorer notre peur, mais elle est toujours là.

La seule façon de nous libérer de la peur est d’être réellement heureux, est de la reconnaître et de la regarder profondément à sa source. Au lieu de tenter de lui échapper, nous pouvons inviter la peur dans notre conscience pour la regarder clairement, en profondeur, sans la juger. Nous acceptons simplement le fait qu’elle existe. Cela porte déjà grand soulagement. Puis, une fois que la peur s’est calmée, nous pouvons l’embrasser tendrement et regarder profondément dans ses racines, dans ses sources. Le fait de comprendre les origines de nos angoisses et de nos peurs va nous aider à nous en libérer.

Notre plus grande peur, c’est que, après la mort nous ne serons plus rien.

Pour être vraiment libéré de la peur, nous devons regarder profondément dans la dimension ultime, pour saisir notre vraie nature de non-naissance et de non mort. Nous devons nous libérer de l’idée que nous ne sommes que notre corps, soumis à la mort. Lorsque nous comprenons que nous sommes plus que notre corps physique, que nous ne venons pas du néant et que nous ne disparaissons pas dans ce néant, nous sommes libérés de la peur.

Avant la naissance

Beaucoup d’entre nous ne s’en souviennent pas, mais, il y a très longtemps, nous vivions dans l’utérus de notre mère. Il y avait deux cœurs dans le corps de notre mère. Nous étions reliés par le cordon ombilical, en sécurité, content. C’était très confortable. Les neuf mois passés dans l’utérus figurent parmi les périodes les plus agréables de votre vie. Puis le jour de la naissance est arrivé

Avec cette naissance, la peur est née couplée du désir de survivre. C’est le désir original. Puis nous grandissons, mais la peur originelle et le désir originel sont toujours la. Tous les désirs que nous avons dans notre vie ont leurs racines dans ce désir originel, fondamental, de survivre. Après que le cordon ombilical a été coupé, nous sommes dépendants des adultes pour notre survie. Notre désir d’avoir un partenaire est, en partie, une continuation de notre désir d’avoir quelqu’un qui prenne soin de nous.

Tout le monde connaît la peur, à certains moments. La peur de la solitude, d’être abandonné, de vieillir, de mourir, de tomber malade et de bien d’autres choses encore. Parfois, nous pouvons ressentir de la peur sans savoir exactement pourquoi.

Parfois nous avons peur d’être seul.

La peur de la solitude est une continuation de notre peur originelle. Parfois nous remettons notre pouvoir dans quelqu’un d’autre, nous pensons : « j’ai besoin qu’une personne prenne soin de moi, sinon je ne peux pas survivre. » Mais si nous regardons la situation en profondeur, nous verrons que nous avons la capacité d’apaiser notre peur dêtre seul et de trouver notre propre bonheur.

La peur originelle

Ressasser nos peurs connus comme de remettre de vieux manteaux

Beaucoup d’entre nous ont tendance à penser à des choses qui font remonter des émotions de peur et de tristesse. Il y a un film, une image emmagasinée dans notre conscience. Chaque fois que l’esprit revient sur le passé et que vous regardez cette image ou ce film, vous souffrez de nouveau.

La pleine conscience nous rappelle qu’il est possible de demeurer ici et maintenant. Elle nous rappelle que le moment présent est toujours disponible pour lui, nous n’avons pas à revivre des événements qui se sont produits il y a longtemps. Vous n’êtes plus dans le passé, vous êtes dans le présent. Cela s’est produit, oui effectivement, mais dans le passé. Si vous revenez sans cesse dans le passé pour revoir ces images, c’est un mauvais usage de la conscience.

Certains d’entre nous font des dépressions et continues de souffrir même si, dans la situation actuelle, tout semble pour le mieux. C’est parce que nous avons une tendance à rester coincés dans le passé.

Parce qu’il est si facile de rester prisonnier de son passé, il est utile d’avoir quelque chose qui nous ramène au moment présent. Lorsque nous reconnaissons que nous avons l’habitude de rejouer de vieux événements et de réagir à des événements nouveaux comme s’ils étaient des anciens, nous commençons à repérer les moments où cette énergie d’habitude se manifeste. Nous pouvons nous rappeler gentiment que nous avons une alternative.

Se réconcilier avec notre passé et nos ancêtres

Notre peur originelle ne provient pas uniquement de notre naissance et de notre enfance, la peur que nous ressentons vient également de la peur originelle de nos ancêtres. De nombreuses peurs nous ont été transmises, elles sont présentes en chacun de nous. Nous sommes inquiets pour notre sécurité, notre travail et notre famille. Nous avons peur des menaces extérieures, la peur est constamment présente en nous.

Nous sommes capables de grands changements, à l’intérieur comme nous sommes capables d’influencer le monde à l’extérieur de nous. Mais, paralysé par la peur, nous pouvons penser que nous ne savons pas comment faire. Il suffit de pratiquer la marche méditative et la respiration consciente, de cultiver l’énergie de la pleine conscience de la compréhension. Cela nous aide à relâcher notre peur, notre colère, notre haine. Cela nous aide à faire naître l’amour en nous qui peut dissoudre complètement la peur.

En nous, il y a tous nos ancêtres biologiques et tous nos ancêtres spirituels. Vous pouvez toucher la présence de votre père et de votre mère dans chaque cellule de votre corps. Ils sont pleinement présents en vous, de même que vos grands-parents et vos arrière-grands-parents. En touchant leur présence en vous, vous savez que vous êtes leur continuation. La même chose est vraie pour vos descendants.

Relâcher les peurs à propos de l’avenir

Contempler l’avenir sans peur

Nous pouvons également préparer l’avenir sans être emportés par le projet. Souvent, nous refusons de faire des plans ou bien nous sommes envahis par une planification obsessionnelle parce que nous avons peur du futur et de ses incertitudes. C’est dans le moment présent que nous devons opérer. 

La peur de la mort

La peur de la mort est l’une des plus grandes peurs que l’on ait. Lorsque nous regardons directement dans les graines de cette peur, au lieu d’essayer de la recouvrir ou de la fuir, nous commençons à la transformer.

La mort est une réalité à laquelle nous devons nous confronter. Notre subconscient est toujours en train d’essaie de l’oublier, c’est un mécanisme de défense.

Nous ne pouvons rien emporter, ni objet, ni personne, dans la mort. Et pourtant, chaque jour nous nous efforçons d’accumuler encore et encore plus d’argent, de savoir, de solidarité et tant d’autres choses. Nous savons que les souvenirs et les possessions doivent être tous abandonnés un jour. Lorsque nous pratiquons et que nous apprenons à nous défaire des objets, nous devenons plus libre, heureux d’être ici, maintenant.

Si nous ne pouvons pas lâcher prise, nous souffrons, non seulement le jour où nous sommes finalement forcé de tout laisser, mais aussi aujourd’hui et tous les jours qui nous séparent de notre mort, parce que la peur est toujours là, à nous harceler.

La seule chose qui continue lorsque nous sommes morts, c’est notre pensée, nos paroles et nos actions c’est-à-dire notre karma.

Sans venir, sans partir

Notre plus grande peur est de retourner au vide lorsque nous mourrons. Parmi nous, beaucoup croient que notre existence est limitée à une période que nous appelons notre durée de vie. Lorsque nous regardons en profondeur, nous pouvons avoir une conception tout autre de notre existence. Nous pouvons voir que la vie et la mort ne sont que des notions qui ne sont pas réelles. Lorsqu’une personne a disparue, nous pouvons faire l’expérience de la sensation de sa présence en nous, très forte. L‘idée d’avoir perdu un être cher n’est qu’une idée.

Le présent est libre de la peur

lorsque nous sommes en train de courir, toujours courir, même dans le sommeil, nous ne sommes pas pleinement présents, nous ne sommes pas réellement vivants. Nous courons pour tenter d’échapper à la peur. Nous passons à côté du fait que nous sommes en vie et que nous pouvons être heureux sans attendre. Nous pouvons faire le choix de nous arrêter de courir.

« Le bonheur, c’est maintenant »

Les deux dimensions de la réalité

Pour illustrer les deux dimensions de la réalité, nous utilisons l’image de la vague et de l’eau.

La vague peut avoir un début et une fin, elle peut être haute ou basse, elle peut être plus ou moins belle. Elle peut être ici et non là.

Si la vague est capable de toucher l’eau en elle, si la vague peut vivre la vie de l’eau en même temps que sa vie de vague, alors elle n’aura plus peur de toutes ces notions : commencement et fin.

Nous sommes comme cette vague. Nous croyons que nous existons maintenant, mais qu’avant notre naissance nous existions pas. Nous restons captifs de ces notions et c’est pourquoi nous connaissons la peur, la jalousie, l’envie, tous ces conflits et afflictions qui nous habitent.

Tout vient la vague et où va-t-elle ? La vague vient de l’eau et retourna l’eau. En réalité, il n’y a ni venue ni départ. La vague est toujours de l’eau. De la même manière, la naissance et la mort ne sont que de concepts. Parce que nous sommes en contact avec notre nature, nous n’avons pas peur.

Le cadeau de la non-peur

Lorsque quelqu’un que vous aimez doit faire face à la mort, cette personne peut avoir très peur. Pour aider votre ami, vous devez apprendre à cultiver la non-peur en vous. Lorsque nous avons peur, notre bonheur ne peut pas être complet. Nous sommes toujours en train de courir après l’objet de notre désir. La peur va de pair avec le désir.

Votre présence est précieuse pour la personne que vous aimez et qui souffrent. Le fait que vous compreniez sa douleur est précieux et le fait que vous soyez capable d’offrir cet aspect de votre amour immédiatement est précieux pour cette personne.

L’écoute compatissante

Une grande partie de nos souffrances vient de nos perceptions erronées. Pour supprimer la souffrance, il faut supprimer nous perceptions erronées. « Je le vois, je la vois en train de faire quelque chose. Mais peut-être que la réalité n’est pas tout à fait comme cela. Il y a beaucoup d’éléments cachés qui m’échappent. Je dois l’écouter plus attentivement, pour mieux comprendre la situation. »

L’écoute compatissante consiste à faire l’effort d’écouter et d’entendre l’autre version de l’histoire pour que votre compréhension s’améliore et peut-être que votre souffrance diminue.

La première chose que nous pouvons faire est de reconnaître intérieurement que les images que nous avons en tête, ce que nous pensons qu’il s’est produit ne correspond peut-être pas tout à fait à notre réalité.

Notre pratique est alors de respirer et de marcher jusqu’à ce que nous soyons plus calmes et détendus.

La deuxième chose que nous pouvons faire, quand nous sommes prêts, c’est dire aux personnes qui nous font souffrir, que nous souffrons et que nous savons que cette souffrance provient peut-être de notre perception erronée. Au lieu d’aller vers l’autre en l’accusant, nous pouvons lui demander de l’aide, lui demander de nous expliquer et de nous aider à comprendre pourquoi il a dit ou fait telle chose. 

La troisième chose que nous devons faire si nous pouvons, est plus difficile. Nous écoutons très intensivement la réponse de l’autre personne pour comprendre son point de vue et essayer éventuellement de corriger notre perception.

L’intention dans l’écoute profonde et la parole aimante et de restaurer la communication.

Ecouter avec compassion et offrir sa présence véritable permet de dissoudre la peur chez l’autre. 

Vous devez pratiquer l’inspiration et l’expiration consciente afin que la compassion reste bien ancrée en vous. Vous écoutez sans donner de conseils, sans émettre de jugement. Vous pouvez vous dire intérieurement, à propos de l’autre personne : « je l’écoute simplement dans le but de soulager sa souffrance. » C’est ce qu’on appelle l’écoute compatissante. Vous devez écouter de telle manière que la compassion reste présente en vous tout le temps que vous écoutez. C’est tout l’art de l’écoute.

Si au milieu de cette écoute, vous sentez monter en vous l’irritation de la colère, alors vous ne pouvez plus écouter. Vous devez pratiquer de telle façon que chaque fois que l’énergie d’irritation de colère se manifeste, vous puissiez inspirer et expirer en pleine conscience et continuer à maintenir la compassion en vous. Quoi que dise l’autre personne et même s’il y a beaucoup d’injustice dans sa façon de voir les choses, même si elle vous condamne ou vous accuse, vous restez assis en inspirant et en expirant consciemment.

Si vous sentez que vous ne pouvez pas continuer à écouter ainsi, il faut le dire à l’autre personne. Demandez-lui : « pouvons-nous continuer dans quelques jours ? J’ai besoin de faire une pause pour pouvoir vous écouter le mieux possible. »

Le pouvoir de la pleine conscience

La pleine conscience est une forme d’énergie qui peut nous aider à ramener notre esprit dans notre corps de sorte que nous soyons bien établis dans l’ici et le maintenant afin d’entrer profondément contact avec la vie et ce qu’elle contient pour vivre pleinement. La pleine conscience nous permet d’être au courant de ce qui se passe dans le moment présent, dans notre corps, nos sensations, nos perceptions et dans le monde. 

Votre peur et votre colère sont comme votre bébé. N’imaginez pas que vous pouvez juste les jeter par la fenêtre. La pratique consiste à les reconnaître, simplement. Si vous vous mettez en colère contre votre colère, elle sera décuplée.

Notre vie quotidienne a besoin d’une dimension spirituelle qui nous aide à développer notre capacité de prendre soin de notre souffrance, de notre peur, tout comme de notre bonheur.

Apprendre à s’arrêter

Il est fondamental d’apprendre à s’arrêter et regarder profondément. En vous arrêtant, dans la méditation assise au marchée, vous reprenez le contrôle de la situation. Vous êtes le souverain de votre corps et de votre esprit. Au lieu de blâmer les autres, nous pouvons regarder notre façon d’être et travailler sur nos propres maladresses, qui ont éventuellement contribué à créer une difficulté avec les autres.

Le calme dans la tempête

Chaque fois que nous ressentons une forte vague de peur, de colère ou de jalousie, nous pouvons faire quelque chose pour prendre soin de cette énergie négative afin de l’empêcher de nous détruire.

Beaucoup d’entre nous ont d’importants blocs de souffrance et de douleur dans les profondeurs de leur conscience, qu’ils ne supportent pas de regarder en face. La plupart d’entre nous adoptent une stratégie d’embargo. Nous ne voulons pas ouvrir la porte à notre peur, à nos soucis, à notre dépression pour qu’ils apparaissent. Alors nous recherchons toutes sortes de choses pour occuper notre esprit. Et il y a beaucoup de choses disponibles pour nous aider à nous distraire de ce qui se passe en nous.

Transformer la peur autour de nous

Comment pouvons-nous lâcher prise, abandonner la colère et la violence qui nous anime ? Comment pratiquer la pleine conscience de la peur et regarder profondément dans ses origines pour s’en libérer ?

Nous n’aimons pas avoir peur. Souvent, si nous restons avec la peur, elle tourne en colère. Nous sommes en colère contre le fait que nous avons peur. Nous sommes en colère contre tous ceux que nous percevons comme causant notre peur et qui maintiennent en nous la peur.

La façon de la transformer et de produire une énergie de compassion qui est tout d’abord le calme de notre propre cœur puis la compassion nous permet d’aider l’autre personne.

Le ciel bleu au-dessus des nuages

Dans notre société, il y a énormément de peur, de souffrance, de violence, de désespoir et de confusion. Mais il y a aussi, en même temps, un beau ciel bleu. Les tempêtes, les nuages et le brouillard, le masquent. Le ciel bleu est couvert par un nuage d’ignorance, une tempête de colère, de violence et de peur. Si nous pratiquons la pleine conscience, nous pouvons prendre conscience que même quand le ciel est très brumeux, nuageux ou orageux, le ciel bleu est toujours là pour nous, au-dessus des nuages. Gardez cela en mémoire aide à ne pas se noyer dans le désespoir.

Transformer la peur en amour

La tristesse, la peur ou la dépression sont comme des pollutions qui font parties de la vie réelle et que nous devons regarder profondément dans leur nature afin de les transformer. Tout ce que nous avons à faire est d’apprendre l’art du compostage pour transformer les déchets en fleurs.

Dans la pratique du bouddhisme, nous voyons que toutes les formations mentales (y compris la compassion, l’amour, la peur, la tristesse et le désespoir) sont de nature organique. Nous n’avons pas à avoir peur de ces formations, car leur transformation est toujours possible. Par un simple sourire et une respiration consciente, ces formations mentales peuvent se transformer. 

Un mantra répété plusieurs fois a le pouvoir de changer complètement de situation. Un mantra est une simple phrase qui fait sens pour nous.

Mantra pour offrir votre présence : « nommer la peur et dire je suis là pour toi. »

Mantra pour reconnaître la formation mentale : « nommer la peur et dire je sais que tu es là, je reconnais et accepte ta présence, je suis heureux que tu sois là car tu fais partie de moi. »

Mantra pour soulager la souffrance : « nommer la peur et dire je sais que tu souffres. Je suis là pour toi. »

Mantra pour demander de l’aide : « nommer la peur et dire je t’écoute. »

La pratique de la respiration consciente nous permet d’accueillir la joie et la paix en nous. Lorsque nous ramenons notre attention à notre inspiration, nous ne pensons pas notre inspiration, nous respirons et c’est ce qu’on appelle une expérience directe. Notre inspiration n’est pas une pensée, c’est une réalité.

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